Avocat sauvegarde judiciaire Paris

Avocat Sauvegarde Judiciaire à Paris

JEM-AVOCAT accompagne les dirigeants dans la mise en place de procédures de sauvegarde pour protéger leur entreprise et anticiper les difficultés financières.

Maître Jeremy Maruani
Maître Jeremy Maruani

Qu'est-ce que la sauvegarde judiciaire ?

La sauvegarde judiciaire est une procédure collective de prévention ouverte à la demande du dirigeant lorsque l'entreprise rencontre des difficultés qu'elle n'est pas en mesure de surmonter, sans pour autant être en cessation des paiements. Elle est régie par les articles L.620-1 et suivants du Code de commerce.

La sauvegarde constitue l'outil le plus protecteur pour le dirigeant. Contrairement au redressement judiciaire, le dirigeant reste pleinement aux commandes de son entreprise et n'est pas exposé aux poursuites personnelles inhérentes aux procédures ouvertes après la cessation des paiements.

Pourquoi anticiper ? La sauvegarde est la seule procédure collective que le dirigeant peut demander avant d'être en cessation des paiements. En agissant tôt, l'entreprise dispose de davantage de marges de manoeuvre pour négocier avec ses créanciers et élaborer un plan de redressement viable. JEM-AVOCAT recommande systématiquement cette procédure lorsque les conditions sont réunies.

Quelles sont les conditions d'ouverture de la sauvegarde ?

L'absence de cessation des paiements

La condition essentielle de la sauvegarde est que l'entreprise ne soit pas en cessation des paiements au jour de la demande (article L.620-1 du Code de commerce). Si l'entreprise est déjà en cessation des paiements, seule la procédure de redressement judiciaire peut être ouverte.

JEM-AVOCAT réalise une analyse comptable et financière préalable pour vérifier que l'entreprise n'est pas en cessation des paiements et sécuriser la demande de sauvegarde.

Des difficultés que l'entreprise ne peut surmonter seule

Le dirigeant doit justifier que l'entreprise rencontre des difficultés de nature à la conduire à la cessation des paiements si aucune mesure n'est prise. Ces difficultés peuvent être de nature :

Une demande exclusivement volontaire

Seul le dirigeant peut demander l'ouverture d'une sauvegarde. Ni les créanciers, ni le Procureur de la République ne peuvent saisir le Tribunal. Cette exclusivité de l'initiative est un gage de confiance pour le dirigeant, qui conserve la maîtrise du processus.

Quels sont les avantages de la sauvegarde pour le dirigeant ?

Le gel des poursuites des créanciers

Dès le jugement d'ouverture, toutes les poursuites individuelles des créanciers sont suspendues (article L.622-21 du Code de commerce). Les saisies en cours sont arrêtées, les procédures d'exécution sont interrompues. Ce gel permet à l'entreprise de retrouver une respiration financière et de se concentrer sur son redressement.

Le dirigeant reste aux commandes

En sauvegarde, le dirigeant continue d'administrer et de gérer son entreprise. L'administrateur judiciaire, lorsqu'il est désigné, a une mission de surveillance (et non d'administration comme en redressement judiciaire). Le dirigeant conserve ainsi une autonomie bien supérieure à celle dont il dispose en redressement judiciaire.

La protection des contrats en cours

Les contrats en cours se poursuivent de plein droit et les cocontractants ne peuvent pas les résilier au seul motif de l'ouverture de la sauvegarde (article L.622-13 du Code de commerce). Cette protection est essentielle pour maintenir l'activité de l'entreprise et préserver ses relations commerciales.

L'absence de risque de poursuites personnelles

En sauvegarde, le dirigeant n'est pas exposé aux actions en comblement de passif, faillite personnelle ou interdiction de gérer qui existent en liquidation judiciaire. Cette absence de risque personnel constitue un avantage décisif de la sauvegarde.

Attention : Si le Tribunal constate que l'entreprise était en réalité en cessation des paiements au jour de la demande de sauvegarde, il peut convertir la procédure en redressement ou en liquidation judiciaire. JEM-AVOCAT vérifie rigoureusement cette condition avant de déposer la demande.

Comment se déroule la procédure de sauvegarde ?

La période d'observation

Comme en redressement judiciaire, la sauvegarde comporte une période d'observation de 6 mois, renouvelable une fois. Pendant cette période, l'entreprise poursuit son activité, les créances sont vérifiées et le dirigeant prépare le plan de sauvegarde avec l'assistance du cabinet JEM-AVOCAT.

La consultation des créanciers

Les créanciers sont consultés sur les propositions de remboursement. Ils sont répartis en comités de créanciers (pour les entreprises de taille importante) ou consultés individuellement. JEM-AVOCAT accompagne le dirigeant dans la négociation avec les créanciers pour obtenir les meilleures conditions de remboursement.

L'adoption du plan de sauvegarde

Le plan de sauvegarde prévoit l'étalement des dettes sur une durée pouvant aller jusqu'à 10 ans (article L.626-12 du Code de commerce). Il fixe les modalités de remboursement, les engagements du dirigeant et les mesures de restructuration nécessaires. Le Tribunal arrête le plan après avoir recueilli l'avis du mandataire judiciaire et de l'administrateur.

Résultat JEM-AVOCAT : Le cabinet a obtenu l'adoption d'un plan de sauvegarde pour une PME prévoyant un étalement des dettes sur 10 ans avec des annuités progressives adaptées à la capacité de remboursement de l'entreprise. L'argumentation développée par JEM-AVOCAT a permis de convaincre le Tribunal et les créanciers de la viabilité du projet.

Quand privilégier la sauvegarde plutôt que le mandat ad hoc ou la conciliation ?

Le choix entre la sauvegarde et les procédures de prévention (mandat ad hoc, conciliation) dépend de la situation de l'entreprise :

JEM-AVOCAT analyse chaque situation pour recommander la procédure la plus adaptée. Lorsque les difficultés peuvent être résolues de manière confidentielle, le cabinet privilégie le mandat ad hoc ou la conciliation. Lorsqu'une restructuration globale est nécessaire, la sauvegarde s'impose.

Le cabinet intervient également en matière de litiges commerciaux pouvant conduire à des difficultés financières, de contentieux fiscal et de protection du patrimoine des dirigeants.

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La sauvegarde est la procédure la plus protectrice pour le dirigeant. Contactez JEM-AVOCAT pour évaluer l'opportunité d'une demande de sauvegarde.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre sauvegarde et redressement judiciaire ?

La différence fondamentale réside dans la condition d'ouverture : la sauvegarde est ouverte avant la cessation des paiements, lorsque l'entreprise rencontre des difficultés qu'elle ne peut surmonter seule. Le redressement judiciaire suppose que l'entreprise soit déjà en cessation des paiements. L'avantage majeur de la sauvegarde est que le dirigeant reste pleinement aux commandes de l'entreprise, sans administrateur judiciaire imposé (sauf dans les grandes entreprises).

Qui peut demander l'ouverture d'une procédure de sauvegarde ?

Seul le dirigeant de l'entreprise peut demander l'ouverture d'une procédure de sauvegarde (article L.620-1 du Code de commerce). Ni les créanciers, ni le Procureur de la République, ni le Tribunal ne peuvent prononcer d'office l'ouverture d'une sauvegarde. C'est une démarche volontaire et anticipée qui témoigne de la bonne foi du dirigeant.

Quels sont les avantages de la sauvegarde pour le dirigeant ?

La sauvegarde présente plusieurs avantages majeurs : le dirigeant conserve la direction de l'entreprise, les poursuites des créanciers sont gelées, les contrats en cours sont protégés, et un plan de sauvegarde peut étaler les dettes sur 10 ans. De plus, le dirigeant qui anticipe ses difficultés par une sauvegarde est mieux perçu par le Tribunal et les créanciers, ce qui facilite l'adoption du plan.

Combien de temps dure une procédure de sauvegarde ?

La période d'observation en sauvegarde est de 6 mois maximum, renouvelable une fois pour 6 mois supplémentaires (article L.621-3 du Code de commerce). À l'issue de cette période, le Tribunal adopte un plan de sauvegarde dont l'exécution peut s'étaler sur 10 ans, voire 15 ans pour les agriculteurs. JEM-AVOCAT prépare le dossier en amont pour optimiser les délais.

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